Fragment d’une ceinture orfévrée de la Renaissance, ce collier conserve la mémoire d’un objet d’alliance.
À cette époque, la ceinture précieuse appartient au vocabulaire du mariage. Offerte à la mariée par son époux, elle scelle symboliquement le lien conjugal, tout en signifiant l’entrée de la femme dans un nouvel ordre domestique et social. Portée à la taille, au plus près du corps et du vêtement, elle dit à la fois l’attachement, le rang et la charge.
Dans les milieux aristocratiques et aisés, ces ceintures comptent parmi les accessoires de luxe les plus éloquents. Leur décor — emblèmes héraldiques, motifs courtois, scènes d’amour — inscrit l’union dans une langue visuelle faite de signes, de lignée et de désir maîtrisé.
Comme les coffrets, les anneaux ou les bijoux offerts lors des fiançailles, elles donnent forme à une idée de l’amour : sa quête, sa promesse, son accomplissement.
Devenue collier, cette pièce déplace le symbole sans l’effacer.
Ce qui entourait la taille rejoint aujourd’hui la peau.
Putti I est un bijou d'Amour.